Depuis le 4 avril dernier, une opération de police dénommée «  Mbata ya Ba kolo » a été lancée à Brazzaville pour lutter contre le phénomène des « Kuluna » et l’immigration clandestine.   A quelques jours de son lancement, elle est taxée de double vitesse du faite d’accorder  une place de choix au centre-ville.

opératon Mbata

Les kuluna et les immigrants clandestins ne savent plus à quel saint se vouer à Brazzaville. Depuis le 4 avril dernier, une opération musclée de police est engagée contre eux jusqu’à leur dernier retranchement. Une véritable chasse à l’homme est observée pour mettre hors d’état de nuire ces délinquants qui commençaient à payer en monnaie de singe l’hospitalité légendaire des citoyens congolais.

Il ne se passait plus un jour sans qu’on ne puisse décrier les actes ignominieux et les assassinats crapuleux orchestrés par ces immigrants clandestins et kuluna. Le centre-ville qui, hier animés par  les activités informelles de ces derniers,  semble retrouver sa sérénité et sa quiétude d’antan. Circuler librement dans cette partie de la ville ne pose plus de problème et dans les arrêts de bus, il n’ya plus ces crieurs qui, parfois, imposaient des itinéraires aux taxis et taxi bus.

Essayant d’exploiter les faiblesses de cette opération de police, ces présumés délinquants ont changé leur mode opérandi . Désormais, ils ont élu domicile à la périphérie de la ville ou la chasse aux kuluna et immigrants clandestins est presqu’inexistante. De jour comme de nuit, ces quartiers sont devenus de véritables far West. Des hold up, des braquages et attaques à mains armées sont devenus le lot quotidien des populations des zones périphériques. Dans un quartier sud de Brazzaville, on a noté au total six braquages pour une semaine.

Et depuis quelques jours, certains habitants de ces zones ont pris l’option de retourner au centre-ville, qui offre désormais plus de meilleures conditions de sécurité. D’aucuns ont commencé même à maudire l’opération « Mbata Ya ba Kolo » qui n’a pour zone de prédilection que Brazzaville centre. Pourtant, le grand banditisme est visible dans tous les coins et recoins de la Ville capitale. Une question s’impose alors, à quoi bon créer des initiatives sensées protéger les personnes et leurs biens lorsque celles-ci semblent être limitées dans le temps et l’espace. Le directeur général de la police, Jean François Ndenguet, est vivement interpellé pour étendre cette opération au fin fonds de la ville.