Vivres frais en décomposition, débits de boissons vivant au ralenti, ateliers de fabrications et autres activités informelles fermés, bruit infernal des groupes electrogènes,  insécurité gradissante...c'est l'image que présente aujourd'hui le quartier Mayanga, dans le huitième arrondissement de Brazzaville, plongé dans le noir depuis une semaine

eclairage

Le quartier Mayanga ressemble aujourd'hui à un enfant abandonné qu'on laisse mourir à petit feu. Depuis une semaine, ses habitants ne vaquent plus normalement à leurs occupations quotidiennes à cause du courant electrique qui est devenu une denrée rare. Actuellement, manger des vivres frais, boire de l'eau fraiche et de la boisson glacée appartiennent désormais au passé. Les chaleurs qui deviennent inssuportables la nuit poussent les uns et les autres à fuir leurs demeures respectives pour la belle étoile, payant ainsi  ce geste parfois d'une rancon assez lourde.

Le malheur ne venat jamais seul, les bandits de grand chemin et les coupeurs de route profitent de cette obscurité profonde pour réaliser leurs basses besognes. Et déja dans la zone de Moussosso, maison blanche et agricongo, l'insécurité devient grandissante avec à la clé six braquages en une semaine. Les policiers commis pour l'opération " Mbata Ya Bakolo" évitent de sillonner ce quartier pour cause d'insécurité générée par par l'absence ou le manque du courant electrique. Circuler librement dans ce quartier aux heures tardives de la nuit ou du soir présente désormais un véritable risque et danger pour le commun des congolais.

Du coté des commercants, ce sont des grincements des dents. De nombreux chambres froides, bouchéries et autres activités, tournant hier à plein régime, vivent actuellement au ralenti. Et c'est le congolais moyen qui paye le lourd tribu avec des prix des denrées alimentaires qui caracollent du simple au double meme au triple. Ajouté au cout de transport et aux difficultés liées à l'approvisionnement en eau potable, ces derniers subissent un véritable chemin de la croix. D'aucuns pensent que, Mayanga est toujours  un quartier orphelin ou ses fils au pouvoir n'ont aucun sentiment d'amour pour leur terroir. Et un doigt accusateure st montré à l'endroit du député de la circonscription qui continue à dormir sous ses laurriers sans pourtant faire des propositions concrètes à l'hémicycle au profit de ce quartier.

Une autre chose décriée par les populations de Mayanga, c'est le silence coupable des pouvoirs publics qui, sont restés dans leur coin commme si Mayanga ne faisait pas partde la carte du Congo.Cette politique de deux poids, deux mésures est plus que suicidaire pour un paysqui aspire à l'emergence d'ici 2025.Informer la population surun cas de delestage du courant electrique ou réhabiliter un cable electrique qui a pété les plombs ne coute pas quand meme les yeux de la tete. Q'u'on attende pas que des jeunes filles soient violées, des magasins éventrés, des tables blancs des écoles pillés et de la recrudescences des épidemies de diarrhées chroniques pour faire semblant de jouer les sapeurs pompiers. Et pour les partis politiques en quète de suffrages aux prochaines échéances electorales, c'est le moment de mettre la main à la poche.Sinon bonjour les abstentions!