Appelé du nom d'un ancien homme politique congolais des années 50 et 60, le quartier Jacques Opangault est dans un enclavement total ; difficultés d'accès, eau de consommation non potable, insécurité grandissante...

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                       Les montagnes de  Ngamakosso bordant le quartier J. Opangault à l'est ( photo Chebel)

Sorte de cuvette bordée à l'est par les montagnes de Ngamakosso,à l'ouest par la rivière Mikalou et le quartier Nkombo-Matari, au nord par les montagnes de Massengo et le quartier du domaine présidentiel et au sud par le quartier Mikalou, le quartier Jacques Opangault, est au hit-parade des quartiers les plus difficiles d'accès à Brazzaville. Pour s'y rendre, il faut user des qualités d'un athlète de 100 mètres ou bien accepter de se mouiller en trempant les pieds dans la rivière Mikalou. Pour sa part, l'avenue des ambassadeurs, seule voie de circulation viable, n'est pas encore aménagée et électrifiée.

Les bus et les taxis ne pouvant circuler librement dans ce quartier, le transport en commun est donc l'affaire des véhicules des particuliers avec pour point de départ le terminus de Mikalou. Ces pick-up, qui pour la plupart sont de seconde main, déservent les sous quartiers de cette entité administrative à savoir Lounda,Massoumouna, Mayi-ya Mosseka et le secteur de l'école publique " volonté populaire" jausqu'au terminus du marché. A défaut des surcharges, ces pick-up doivent dompter le sable .

Outre, l'absence des voies aménagées, le quartier Jacques Opangault ne dispose pas d'activité économique et de  loisir viables. A l'image des autres nouveaux quartiers de Brazzaville, il ne dispose pas des robinets de la SNDE. Les populations sont obligées de s'approvisionner en eau de puits, des sources et de quelques rares forages.  Le malheur ne venant jamais seul, ce quartier baigne dans une obscurité sans précedent. Une situation qui a fait fremir, lors de la campagne des locales 2014, le candidat du PCT, Claudia ikia Sassou, qui a promis, avec le concours de la SNDE, électrifier l'avenue des ambassadeurs, principale porte d'entrée et de sortie de ce quartier.

A ce triste tableau, il faut ajouter l'insécurité grandissante. Certains témoignages font état des viols, des vols, des braquages et attaques à mains armées avec à la clé des meurtres décriés. Dans la zone, les patrouilles de la police du PSP  du commissariat Kibeliba demeurent une denrée rare. Nombreux sont ceux qui pensent que ce commissariat ne fait pas le poids devant le banditisme avec seulement quelques élements. Leur souhait le plus ardent, c'est le bitumage de l'avenue des ambassadeurs et l'approvisionnement des ménages en eau potable.

Au lendemain de la publication des résultats des locales 2014,  les cris de coeur et les difficultés de citoyens du quartier Jacques Opangault ne sont  pas tombées dans les oreilles des sourds. Les conseillers municipaux nouvellement élus, nous osons le croire, feront oeuvre utile pour discuter valablement des problèmes de ce quartier qui ressemble à un cul de sac. Déja avec les promesses du PCT qui a  déja délocalisé le projet Eau pour Tous au Quartier 67, il n' ya pas de raison que Jacques Opangault soit laissé au bord de la route. La meme volonté de faire doit également habitée les autres conseillers élus à Talangai pour booster ce quartier vers le désenclavement. Mrs les conseillers TOYOKANI!

Papier inspiré par les notes de Delplace Ossete de " la Nouvelle Répulique"Numero 457 du _ octobre 2014.