Le " LacMadzia" au quartier Batignolles dans le quatrième arrondissement de Brazzaville ménace sérieusement la vie des paisibles citoyens  ainsi que leurs résidences .Avec les pluies à repétition de ces dernièrs jours dans la ville capitale, le niveau d'eau risque d'atteindre des proportions inquiétantes. Une situation qui n'interpelle pas surtout les propriétaires des parcelles de cette rue qui  continuent à dormir sous leurs lauriers. 

lac Madzia ok

           Le "lac Madzia" au quartier Batignolles à Moungali

Les problèmes d'assainissement, on ne le dira assez, se posent avec acuité à Brazzaville. Dans le quatrième arrondissement, faute de canalisations adéquates, l'eau de pluie a formé des étendues d'eau empêchant ainsi les citoyens de circuler librement d'un endroit à un autre. Le " Lac Madzia" au quartier Batignolles est un exemple frappant. Occupant une grande partie de la rue Madzia, il évolue à un rythme rapide et avec les dernières pluies tombées dans la ville capitale, les risques d'engloutissement des parcelles et des maisons des paisibles citoyens deviennent grands. Et si l'on  y prend garde, cette rue  risquera de disparaître sur la carte géographique de Brazzaville.

Ce qui étonne évidemment, c'est l'attitude des propriétaires des parcelles ainsi que ds chefs de quartier qui , jusqu'aujourdhui, ne songent pas à l'opération "retroussons les manches" pour parer à cette éventualité. Pourtant,dans cette rue, les résidences des ambassadeurs, des ministres et des enfants des hautes autorités du Congo pululent comme des champignons, mais  ces dignitaires de pouvoir demeurent insensibles comme si de rien était. Certainement, ils attendent que le pire arrive pour donner de la voix. Pour ces derniers, le problème de leur mobilité ne se pose peut-être pas , leurs grosses cylindrées n'ont pas de difficultés pour pouvoir traverser le "lac Madzia".

Les inquiétudes vont beaucoup plus aux citoyens démunis, aux personnes de 3ème âge, aux maldes et surtout aux enfants qui vont à l'école à pied. Un témoin  qui a recquis l'anoymat a indiqué que, l'usage des paires "bottes" est le meilleur moyen utlisé pour  affronter cet obstacle naturel pour les familles non nanties avant d'ajouter que ce lac ne datait pas d'aujourd'hui. La même source a précisé que pendant la période des pluies, certains parents interdisent strictement leurs enfants de sortir de leurs maisons pour éviter les risques de tout genre. Aussi, les habitants de la rue Madzia ont toutes les peines du monde pour qu'un taxi les déposent à domicile surtout à des heures tardives. De nombreux taximans qui ont essayé de braver ce lac ont fini par y laisser leur peau.

Finalement s'interrogent les observateurs les plus avertis, pourquoi laisser la rue Madzia mourir de sa propre mort? A défaut des camions de sable, les propriétaires aux grosses cylindrées peuvent se mettre en synergie pour solliciter les services de la société qui fait des pavés ou des dalettes  pour arriver à bout du lit du "lac Madzia" afin que cette rue retrouve ces lettres de noblesse. Qu'on attende toujours pas les pouvoirs publics là où les citoyens peuvent mutualiser leur énergie pour créer les meilleures conditions d'assainissement pour que les populations vivent dans un environnement saint. Cette interpellation est également valable pour les chefs des quartiers et des blocs qui ont l'obligation de propser des initiatives tendant à l'amélioration des conditions de vie des citoyens.