Au cours de la 6 ème session ordinaire du conseil départemental et municipal de Brazzaville qui s’est tenue, du 12 au 23 septembre 2016, à Brazzaville, les conseillers locaux ont émis des préoccupations sur certaines situations spécifiques que connait la ville de Brazzaville notamment la situation des malades mentaux en errance dans la ville capitale. Mais, les congolais attendent plutôt des actions concrètes que les effets d’annonce.

1455875572163

 

L’une des traits caractéristiques de villes africaines, c’est surtout la prolifération des malades mentaux. Brazzaville et Pointe-Noire, les deux grandes villes du Congo ne font pas exception à la règle. Les grands marchés, les arrêts des bus,  l’entrée de grandes administrations ainsi que  les lieux de culte fusent de ces personnes  et parfois dans les proportions les plus inquiétantes. Les uns  se promenant avec des armes blanches, les autres complètements nus.

Mieux vaut tard que jamais, les conseillers locaux viennent enfin percevoir le danger, au même titre que la population qui, ne savait plus à quel saint se vouer au regard de certaines exactions subies, en raison de certaines exigences non satisfaites.

Mais, le simple constat ne suffit pas, il faut plutôt passer à l’action en créant les conditions nécessaires pour leur asile afin de leur administrer le traitement qu’il faut pour leur réinsertion dans la vie sociale. Mais, malheureusement, au cours des assises de la 6 ème session ordinaire, le parlement local ne s’est limité qu’à l’effet d’annonce. Ce qui sous-entend que la solution n’est pas pour aujourd’hui ou demain.

Et entretemps, ces malades mentaux continueront à se la cousser douce en ravissant, tuant, violant et volant tout ce qu’ils trouveraient sur leur passage lorsque le besoin et les circonstances l’exigent. Pourtant, les plaintes surtout des brazzavillois et ponténégrins sont légions en matière des exactions commises par ces personnes qui menacent, parfois, la liberté des paisibles citoyens dans l’exercice de leurs activités quotidiennes.

A Pointe-Noire, l’on se souviendra de jeune femme  violée par fou en plein marché aux heures de pointe et à Brazzaville,  un autre avait abusé sexuellement d’une femme qui avait un verre de trop couchée à l’entrée de sa parcelle. Pour les habitants des quartiers Makélékélé, un jeune fou, la vingtaine révolue, muni d’une machette, longe souvent l’avenue l’OUA en direction du pont du djoué avec une escale à l’arrêt de bus et taxi-bus de l’angola libre pour faire l’aumône.

Le comble est que, ce dernier a toujours de quoi s’approvisionner en chanvre indien qu’il fume en public et parfois devant les agents de l’ordre .Mais, la question que d’aucuns se posent, c’est l’usage qu’il fait de sa machette. Aussi, les souvenirs des congolais sont-ils encore vifs de ce fou qui, en échange d’une pièce de monnaie, se déshabillait pour montrer son sexe de taille impressionnante au public.

Les conseillers locaux, en inscrivant cette préoccupation à la 6 ème session ordinaire du conseil départemental et municipal de Brazzaville ont, en tout cas, l’obligation du résultat. A la prochaine session, nous osons croire, le mal sera attaqué à la racine pour que la situation de malades mentaux en errance soit des plus enviables.