L’avenue de l’OUA qui traverse le centre-ville de Brazzaville et les quartiers périphériques du sud de la ville capitale est en proie à de nombreuses accidents de circulation. La mobilité des conducteurs étant réduite par de nombreux véhicules remorques en panne qui jonchent la chaussée.

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  Un véhicule incendié sur l'Avenue de l'OUA, au marché total, après un accident de circulation ( photo d'archives semaine Africaine)

Les habitants de Makélékélé, arrondissement 1 de Brazzaville, ont été réveillés, ce 6 août, par des pleurs provenant de la station-service  de Kisito, à quelques mètres de l’église catholique. Un véhicule de transport, très surchargé, en provenance du Pool, a fait tonneau en pleine chaussée. Le bilan humain n’est pas encore connu au moment nous mettons sous presse cette info, mais sur place des traces de sang ont été découverts.

Selon les témoignages recueillis sur place, le conducteur qui n’arrivait plus à contrôler son sommeil et son état de fatigue a été surpris par la présence du véhicule remorque en panne, en stationnement depuis plusieurs jours, sur la chaussée au niveau de la station-service. En voulant l’éviter, il s’est retrouvé sur le trottoir et perdre l’équilibre à cause de la surcharge.

Dans la foule, une personne s’est demandé pourquoi la police de circulation ne s’intéresse-t-elle pas aux « cadavres de véhicules » qui jonchent l’avenue de l’OUA ? Pourtant, Kisito n’est pas aussi loin du commissariat central du sud, située en face du centre culturel Angolais, à peu près à 500 mètres de distance. Aussi, la police dispose-t-elle des engins pour tracter les véhicules ou autres objets indésirables qui obstruent la chaussée, mais malheureusement l’attention est accordée ailleurs, c’est-à dire au rançonnage quotidien qui semble  être plus juteux, s'en sont étonnés les autres temoins.

Etant donné que, la situation des véhicules cadavres sur la chaussée commence à causer des situations catastrophiques sur la chaussée, il est désormais de bon aloi que des dispositions soient prises pour assainir la voie publique. Le commun des mortels s’interroge et continue à s’interroger sur  sur ce qu’est devenue l’opération déclenchée par la Mairie centrale consistant à assainir la ville de Brazzaville en la débarrassant des carcasses de véhicules qui jonchaient les chaussées et celles qui qui occupaient les devantures des parcelles.

Les pouvoirs publics semblent ignorer que le droit de stationnement , dans certains pays; permet de renflouer les caisses de l’Etat par le truchement des amendes infligées à ceux qui violent le code routier. Un véhicule en panne, abandonné sur la route depuis plus d’un mois,son propriétaire n’a de compte à rendre à personne et  continue à dormir sous ses lauriers, comme si de rien était.

Pire encore, une fois les moyens requis le propriétaire vienne le réparer sur la chaussée même et déverser quantité d’huiles moteurs sur la voie goudronnée et démarrer tranquillement son véhicule sans qu’il ne soit interpellé par les pouvoirs publics. Alors où va le Congo ? Et pourquoi l’Etat est toujours défaillant là où il faut sanctionner ? Rien, en tout cas, rien ne prouve l’avènement de la nouvelle république, car les pratiques d’hier continuent à faire force de loi dans la vie de tous les jours.

Le congolais étant habitué à la philosophie du «  médecin après la mort », il est plus qu’urgent l’avenue de l’OUA retrouve ses couleurs d’antan, en la débarrassant des « indésirables » tels les marchés de fortunes, les carcasses des véhicules, les immondices… pour qu’elle continue à jouer pleinement son rôle, celui d’assurer, en toute quiétude, l’interconnexion entre Brazzaville et certains départements du Congo.