A l’approche de la fête de fin d’année, les commerçants multiplient des stratégies  pour pouvoir tirer le maximum de bénéfice possible. Certains, d’entre eux, n'hésitent  pas à recourir à des pratiques honteuses, la fin justifiant parfois les moyens. C’est le cas de David pris en flagrant délit de vente de la viande de chien par la police dans son « malewa », ce 13 décembre 2016, au quartier Massengo, dans l’arrondissement 7 Mfilou  à Brazzaville.

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        Un " malewa "  à Pointe-Noire ( Photo ADIAC)

L’info a été en une du journal de 6 heures de Radio Congo de ce 14 décembre 2016. Les « coupés coupés », cette viande sectionnée en petits morceaux, servsi dans les « malewas  » ou restaurant de fortune continuent à défrayer la chronique à Brazzaville.

 Souvent situés aux abords des grandes avenues,, au coin des rues et souvent construits à côté des ouvrages de canalisation avec du matériel de récupération (vieilles tôles, cartons, sacs de farine…) sans  le moindre souci des conditions d’hygiène, ces « malewa » tristement célèbres sont devenus des lieux d’empoisonnement, car la viande vendue n’est toujours pas celle qui est recommandée par les us et coutumes congolais.

L’approche des fêtes de fin d’année aidant, David, un commerçant congolais mû par l’appât du gain est passé à l’offensive, en mélangeant la viande de chien à celle de bœuf. N’étant sans doute pas à sa première expérience avec ce genre de pratique honteuse, il en a fait des grillades pour les clients dont certains ont acheté des quantités importantes qu’ils ont mangées sur place,  et les autres emportés à leurs domiciles .

Suspecté depuis fort longtemps, la police a surgi comme un beau diable à son domicile et le commerçant véreux est passé aux aveux.  Dommage pour les premiers clients qui s’en sont servis à cœur joie. L’info  qui a circulé à la vitesse d’un éclair dans le quartier a suscité une forte indignation au sein de la population et des clients qui  ont l’habitude de fréquenter ce resto de fortune.

 Ce genre de pratique devient monnaie courante à Brazzaville, malheureusement ces commerçants véreux n’ont jamais été inquiétés, quelques heures au commissariat de police et ils retrouvent la liberté le plus facilement du monde. Pourtant, les cas relatifs aux intoxications alimentaires ne cessent de faire écho dans les centres de santé,  les hôpitaux de base, les dispensaires et centre de santé de la ville capitale.

C’est le moment d’attirer l’attention de la population, première victime, de cet incivisme commercial pour qu'elle se mette  aux aguets sur les « malewa » des quartiers qui souvent sont de véritable mouroir.  A commencer par sonder l’état psychologique des propriétaires de ces restos de fortune et surtout s’informer sur leurs fournisseurs et leurs circuits d’approvisionnement.

La même vigilance est également de mise dans les restaurants des étrangers, les premiers auteurs de ce genre de pratique, et les nganda où les week end des grosses marmites de « Ngulu » sont préparés à la satisfaction du client. Le bonheur des uns faisant le malheur des autres, il n’est pas exclu que là aussi, la viande de chien ou de chat fasse partie des menus servis.

Les pouvoirs publics sont également interpellés, d’abord, en faisant respecter les règles d’hygiène dans ces lieux, ensuite en infligeant des sanctions sévères aux propriétaires des « malewa » pour qu'ils se conforment à la règlementation en vigueur dans le cadre de l’exercice de leurs activités et aux étrangers de présenter des certificats professionnels de cuisiniers ou maîtres de cuisine pour épargner aux consommateurs congolais ce qui s’est passé récemment au Cameroun où un alcool traditionnel de mauvaise qualité servi dans des nganda de fortune a causé de nombreuses victimes.