En ces temps de pluie se déplacer de l’arrondissement 7 Mfilou de Brazzaville en direction des autres arrondissements de la ville capitale constitue désormais un véritable chemin de la croix. Suite à la dégradation très avancée du rond-point Mouhoumi, les « mal à l’aise », ces bus de la société de transport public urbain (STPU) ont mis un coup d’arrêt à l’exploitation des lignes gare CFCO-hôpital Mfilou-marché Total-hôpital Mfilou.

Mouhoumi

Le rond-point Mouhoumi (photo 242 Info net)

Le rond-point Mouhoumi, passage obligé pour les transporteurs et usagers voulant accéder aux autres arrondissements de Brazzaville en provenance du 7 ème arrondissement, est dans un état de délabrement total, à cause de l’état défectueux de la route où les nids de poules favorisés par l’eau de pluies ont créé des crevasses et des ravinements, véritable suicide pour les transports en commun.

Situé à quelques encablures de la base aérienne, il constitue aujourd’hui un grand obstacle pour la population de Moukondo, dans le 4 ème arrondissement, Mfilou dans le 7 ème, pour se mouvoir au centre-ville surtout, en raison des travaux d’aménagement et d’assainissement, malheureusement abandonnés à leur triste sort pour des raisons méconnues par le commun des brazzavillois.

Il n’est pas un secret pour personne, la réfection du rond-point Mouhoumi figurait parmi les délibérations de la 6 ème session ordinaire du conseil municipal du département de Brazzaville, la dernière en date, qui s’est clôturée, le 23 septembre dernier. Depuis, une entreprise chinoise est passée faire ce que de nombreux brazzavillois appellent du « bricolage », avant d’interrompre, pour une raison inconnue du grand public, les travaux qui n’ont jamais redémarré jusqu’à ce jour.

Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, certains transporteurs qui ne veulent pas voir leurs moyens abimés n’utilisent plus cet itinéraire. C’est le cas des « mal à l’aise », les bus de la STPU, qui ont mis un coup d’arrêt dans l’exploitation des lignes gare CFCO-hôpital de Mfilou et Total- hôpital de Mfilou. Une situation fort préjudiciable à la population qui éprouve d’énormes difficultés pour vaquer librement à leurs préoccupations quotidiennes, avec la résurgence des demi-terrains.

Une situation qui n’interpelle pas les pouvoirs publics. Des sociétés qui abandonnent les travaux d’aménagement de la ville, mais que l’Etat continue à caresser au sens du poil. Où est donc l’autorité de l’Etat ? C’est aussi l’occasion de s’interroger sur ces sociétés ou ces opérateurs économiques à qui, l’on confie des marchés, pourtant par appel d’offres, c’est-à-dire présentant des garanties dans l’exécution des tâches, mais qui finissent par sombrer dans la platitude au grand dam des citoyens qui doivent payer le lourd tribut surtout en période de grandes pluies.

Nous osons croire que, la direction de contrôle des marchés publics devrait faire correctement son travail, tous les opérateurs économiques se valent, étrangers ou nationaux. Tous doivent répondre devant la loi. Les petits « poissons » ne doivent pas être les seuls à subir l’autorité de la loi et les gros « poissons » se la couler douce, comme si le Congo était la cour du roi Petaud.

La triste réalité observée surtout à Mfilou, valable aussi dans les autres arrondissements de Brazzaville, est un motif suffisant pour que ces opérateurs économiques soient traduits devant la justice. Sur l’avenue Théophile Mbemba, allant du rond-point situé après le pont Makazou à l’hôpital de M’Filou, par exemple, la société SGE-C et Socofranc y ont laissé un mauvais souvenir avec notamment des ouvrages de canalisation qui n’ont pas résisté aux intempéries.