L’Alima, l’un des affluents du fleuve Congo est au cœur de l’actualité en ce début du mois d’octobre. Il va abriter un nouveau port pour ouvrir davantage Oyo aux autres coins du Congo. A 24 heures de l’inauguration de cette infrastructure portuaire prévue, le 10 août 2017 , la ville d’Oyo n’a pas fait sa toilette.

nouveau port d'Oyo

A la veille de l’inauguration du nouveau port d’Oyo par le président Sassou N’Guesso, la ville d’Oyo ne rayonne pas comme auparavant.  Rien, en tout cas rien, qui annonce les couleurs de cet événement  d'une importance capitale , car ce port constitue un maillon la zone économique spéciale Oyo-Ollombo en construction.

Seules quelques banderoles  annoncent l’événement et Oyo n’a pas fait sa toilette ; c’est avec une robe délabrée,  qu’elle va recevoir les invités venus des quatre coins du Congo. En parcourant les ¾ de la ville, le constat est des plus amères : rues en état d'insalubrité, immondices trainant aux abords du marché, des caniveaux non curés…

Du côté festif,  le tableau est aussi sombre, la fête ne semble pas être de la partie. Des restos pratiquement vides, des nganda  aux visages tristes,  des hôtels totalement libres. Les professionnelles du sexe  sont presqu’introuvables, leur lieu de prédilection «  le Bar bel Air » est totalement désert. Oyo, en tout cas ne vit presque pas à la vielle de la coupure du ruban symbolique du nouveau port par Denis Sassou N’Guesso.

Pour sa part, le parking de l’hôtel  « Alima Palace » n’a pas non plus fait le plein et  les véhicules sont en dessous de la moyenne. La circulation, dans la ville est fluide ; pas d’encombrement sur la voie publique même la présence des grosses cylindrés surs les grandes artères est tres faible.

Le Pct qui mobilise à Oyo pendant les grandes manifestations semble être absent, car aucune banderole qui  pavoise la ville ne semble lui appartenir et des danses traditionnelles les après-midi dans les lieux à grande fréquentation  ,quit aiguayent souvent les invités à la veille des grands événements et surtout la présence du président,  demeurent lettres mortes.

« Oyo a complètement changé » s’est exclamé un journaliste venu couvrir l’inauguration du port modernisé avant d’ajouter «  en 2014 avoir une chambre d’hôtel à Oyo, lorsque qu’un événement majeur pointe à l’horizon, ce n’était pas facile. » Ce constat est aussi celui de tous les congolais en déplacement à Oyo.  La ville d’Oyo, il ne faut pas se le cacher,  ne rayonne pas à un jour de l’inauguration du port modernisé. Et à 22 heures, les grandes artères étaient devenues presque désertes. Qui l'aurait cru!