L’arrondissement 1 Makélékélé de Brazzaville est dans l’œil du cyclone. Depuis, un certain temps y règne bébés noirs et autres bandits de grand chemin qui  sèment le vent et la terreur sous l’œil impuissant de la police. Ce 24 octobre 2017, aux environs de 9 heures, le quartier Météo était en émois. « Les tristements célèbres Jeunes de la Favelas » ont poché l’œil d’un jeune garçon, après lui avoir ravi son téléphone portable.

angola libre transformateur

    Le transformateur du CEG Angola Libre, le coin  pour repérer les victimes écolières

Appelé couramment quartier 13, Météo est compris entre l'avenue du camp de la gendarmérie et la voie goudronnée dénommée avenue Terynkyo qui part de l'ecole primaire Angola libre jusqu'à la route goudronnée du quartier Chateau d'eau. La rivière " Maladie du sommeil" est la frontière naturelle qui sépare  Météo , nom découlant des services météorologiques de l'époque coloniale, et Chateau d'eau. L'avenue Angola libre divise le quartier 13 de Makélékélé en deux parties bien distinctes :  l'extrême gauche délimitée par le camp de la gendarmérie et l'extrême droite par l'avenue goudronnée de Terynkyo.

Ce mardi, l'avenue Angola Libre partant  de l’avenue de l’OUA jusqu’au pont de la rivière "Maladie du sommeil" jusqu’ à 9 heures du matin connaissait son animation habituelle. Le pétit marché longeant l’avenue et d’autres activités informelles assuraient leurs missions quotidiennes. Nkouka Bakékolo, à cause de la conjoncture économique morose, se trouvait dans un atelier informel pour faire « le bambissage » de sa vieille chaussure qui ne tenait plus le coup.

Dix minutes après avoir pris part dans l'atelier , son attention est attirée par cinq jeunes en fuite sortant de la rue Lounianga et  bifurquant dans la rue Bella et deux minutes plus tard survient une femme essoufflée demandant « ont-ils pris quelle direction ? » ne trouvant pas les mots justes à cause sans doute de l’émotion, la pauvre femme a fini par s’affaler et  c’est avec peine qu’elle parvient à raconter la mésaventure subi par son fils.

Agé de 20 ans et quelques poussières,  le fils de cette maman de près d’une quarantaine d’années aurait été victime d’un vol. Son Smartphone encore new look lui a été ravi par  ces cinq bandits appartenant à l’écurie « Favelas » et en voulant opposer une résistance à ses ravisseurs, il s’est vu son œil poché par une arme blanche. Saignant à bloc, il a fini par perdre connaissance et emmener en urgence à l’hôpital de Makélékélé.

Selon les témoignages recueillis par Nkouka Bakékolo, ces jeunes écument à Makélékélé nuit et jour et n’ont aucune pitié sur ceux qu’ils trouvent sur leur passage. Ils seraient mêmes à la recherche de la police, ajoutent les témoins.

Pourtant s’interrogent d’autres témoins, ces jeunes ne se passent plus inaperçus, mais l’on ne comprendrait jamais pourquoi ne sont ils pas mis hors d’état de nuire ? Un jeune de moins d’une quinzaine d’années a lancé dans la foule, ces Favelas chaque matin viennent roder aux abords du CEG Angola Libre pour repérer leurs victimes potentielles et que leur quartier général est connu de tous. « Ils suffit d’une vigilance accrue des hommes en armes pour tomber dans leurs filets », a-t-il ajouté.

Cet acte perpétré par l’écurie « la Favelas » n’est qu’un indice de  l’insécurité qui règne désormais dans quartier où les bandits de grands chemins viennent  trouver refuge dans les maisons en terre battues ou en matériaux de récupération situées aux abords de la rivière"Maladie du sommeil". A des heures tardives du soir ,  des exactions sont perpétrées surtout au pont permettant la traversée de la rivière et la journée, les passants sont embaumés par le parfum du tabac indien.

Ces bandits profitent de la présence des touffes d'herbes et du terrain marécageux abandonnés par  les propriétaires des parcelles pour ériger leur quartier général. D’après certains témoignages, les patrouilles de police sont rares dans cette zone. Ce qui permet à ces délinquants  d’opérer en toute liberté. Que des femmes et des jeunes filles violées, des couples humiliés et des hommes dépouillés et parfois assassinés.

Les autorités municipales et les forces de polices laissent pourrir cette situation. Ces écuries opèrent depuis déjà plusieurs jours, mais aucune action d’envergure entreprise pour les traquer jusqu’à leur retranchement. Il suffit des actions concertées entre les PSP de château d’eau, de Lemina à Mouyondzi-Ngouaka et Makélékélé pour mettre fin à ce fléau qui  commence à prendre corps au Congo. Il n’est plus question d’opérer en tenue, mais en civil pour plus d’efficacité. Météo, est un quartier aussi  qui sert de refuge des « bébés noirs » qui écument dans les quartiers nord de Brazzaville.

Le temps donc n’est plus à l’observation. A quelques jours de la fête de nouvel an, il est plus urgent que des mesures coercitives soient prises pour débarrasser ce quartier des poches des coupeurs de route et bandits de grand chemin. Il est à craindre, au regard de nombreux cas de victimes enregistrés, que la population puisse se faire justice comme cela se passe présentement  à Kinshasa où les « kulunas » payent leur forfait  par la technique du pneu brûlé.