La rentrée scolaire  2017-2018 à Mfouati dans le département de la Bouenza s'est déroulée de la même manière que dans l'ensemble du teritoire national. La triste réalité observée , ce sont les effectifs pléthoriques de salles de classes avec 168 élèves, soit 8 élèves par table- banc . Une situation qui préoccupe, tant soit peu,  les parents d’élèves qui n’ont pas manqué de lancer un cri d’alarme à l’endroit du ministère de tutelle.

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       La triste réalité de l'école primaire congolaise (photo les Echos du Congo)

La rentrée scolaire s’est déroulée dans les meilleures conditions à Brazzaville et le ministre de l’enseignement primaire et secondaire, Collinet Makosso,  a estimé à 42 et 65 % le pourcentage des élèves qui ont répondu présent à ce premier jour de la rentrée scolaire, le 2 octobre 2017 au cours d’une interview accordée à la presse au terme d’une descente réalisée dans quelques établissements scolaires publics et privés.

Cette rentrée de classe qui s’est déroulée dans un contexte de crise économique aigue a eu aussi son cortège de malheurs et les écoles de l’hinterland en payent largement le prix. Selon le correspondant de presse d’une radio locale de la communauté urbaine de Loutété joint à l’émission « Bonjour le Congo » diffusée chaque vendredi à 9h30 dans la Radio citoyenne des Jeunes (RCJ), l’école primaire de Mfouati qui a enregistré de nombreux élèves en provenance du département du Pool en crise sécuritaire connait un déficit criard en tables-blancs.

Les statistiques avancées laissent pantois de nombreux observateurs de la vie nationale et internationale : 3 salles de classes ne disposent pas de tables blancs, déficit de 124 tables blancs dans l’ensemble de l’école, classes pléthoriques de 168 élèves soit 8 élèves par tables blancs. Une situation que le confrère qualifie de préjudiciable et qui ne permet pas aux apprenants et corps enseignant de travailler dans les meilleures conditions possibles.

Face à cette triste réalité, les parents d’élèves ont lancé un cri d’alarme  pour que le ministère de tutelle mette la main à la patte dans les meilleurs délais. Mais, dans un contexte de crise économique  aigue et persistante, il serait difficile que la solution soit vite trouvée le plus rapidement possible. Et l’école primaire de Mfouati n’est pas la seule dans cette situation.

Des sources bien informées indiquent que plus de 242.000 tables-blancs manquent dans les écoles du Congo. Il faut au moins 7 milliards pour combler les besoins en tables-blancs. Finalement les 40 milliards de FCFA prévus chaque année ne sont pas arrivés. Conséquences : les ratios dans les classes sont étonnants, à savoir 150 à 200 élèves pour un enseignant dans les villes. Dans les villages, l’instituteur regroupe jusqu’à trois niveaux à enseigner, sans compter parfois ses fonctions de directeur d’école.

A noter que, ces mauvaises conditions de travail tant des enseignants que des élèves peuvent impacter négativement sur les résultats de fin d’années. Il est à craindre que, le département de la Bouenza occupant la 4ème place de réussite au BEPC avec 61, 62 % de réussite puisse dégringoler dans les profondeurs du classement cette année. Au Ministre Collinet Makosso de se plier en quatre pour trouver la thérapeutique de choc.