Brazzaville abrite, du 21 au 23 mars 2018,  une conférence internationale sur les tourbières. L'annonce a été faite au cours d’un atelier de sensibilisation sur l’état d’avancement de ce processus et les opportunités qu’il offre au Congo ,  qui a eu lieu, ce 1er février 2018, au palais du peuple de Brazzaville. La tenue de ces assises a été confirmée, une semaine après, par le ministre du tourisme et de l'environnement, Arlette Soudan Nonault, dans une communication faite à l'endroit des ONG et associations oeuvrant dans le domaine de l'environnement . Avec 54.700 km2 de superficie au Congo, la tourbe est présente dans les départements de la Likouala, la Sangha, la cuvette et une partie des Plateaux.

la tourbière au Congo

       La tourbière du bassin du Congo ( Photo Adiac)

La tourbe peut être définie comme  une matière végétale découlant de la composition des substances organiques. Cet écosystème très fragile, selon le docteur Suspens Ifo, chercheur à l'université Marien Ngouabi qui a fait une communication sur les tourbières au Congo, le 1er février 2018 , au palais du peuple ; renferme une quantité énorme de carbone avec une moyenne de 11,5 pentagrammes. Le docteur IFO, a estimé le stock de carbone contenu dans la tourbe , dans la zone des tropiques, à 104,7 pentagrammes.

La carte présentielle de la tourbe au Congo semble inégalement repartie.D'après le docteur Ifo, c'est le nord du pays qui se taille la part du lion avec notamment les départements de la Likouala, la Sangha, la cuvette et une partie des Plateaux. Le docteir Ifo a laissé entendre que, les villes d'Oyo, d'Ollombo, de Pikounda, de Mkoua et de Gamboma étaient devéloppées dans des zones de tourbières. Ce qui place le Congo à la 3ème place mondiale, en termes de superficie de tourbe, derrière la Rdc. Il a recommandé vivement à ces deux pays, de faire le lobbying auprès de la communauté internationale afin que cette problématique de la tourbe soit inscrite à l'ordre du jour dans les sommets ou conférences sur le financement du climat.

Le docteur Ifo a éclairé la lanterne de l'assistance sur le carbone considéré comme un produit dangéreux pour la survie de l'humanité. Le carbone ne devrait pas être vu comme le daible même si la concentration du CO2 dans l'atmosphère a augmenté de 4,2% depuis l'ère industrielle. Il a soutenu, à grands traits que, le stock important  de carbone dans les tourbières du Congo pourrait faire bénéficier à ce pays des financements conséquents, à l'instar du Pérou qui a deja bénéficié 9,9 milliards de dollars avant de demander,  à l'Etat congolais de soutenir ce travail de recherche qui, du reste, était très avancé. Il a également plaidé pour la mise  en place d'un cadre légal qui reconnait la valeur juridique des tourbières découvertes au Congo et penser à leur protection.

A noter que, c'est grâce à la collecte aux échantillons découverts dans le département de la Likouala avec la  technique de télédétection que cette recherche sur les tourbières au Congo a été rendue possible. C’est à la tribune de la COP23 à Bonn (Allemagne) que le président du Congo, Denis Sassou N’Guesso, a donné cette information, ce 16 novembre 2016. Il a appelé à l’appui technique et financier de la Communauté internationale pour la protection de cet écosystème.