La capitale du département des plateaux, qui a connu la municipalisation accélérée en 2013, vit au ralenti sur le plan économique. Certains secteurs d’activités restent encore fermés à la modernité . Parmi eux, le marché de pain qui demeure encore le monopole de la production locale.

 

boulangérie locale à Djambala

     Une boulangérie locale  à Djambala, à quelques encablures du marché

Cinq ans après la municipalisation accélérée, Djambala, capitale de la pomme de terre et du département des plateaux ressemble toujours à une ville reléguée au second plan. En dehors des 123 km de route partant de Ngo en parfait état et des voiries urbaines qui ont gardé leur beauté, et les bâtiments administratifs encore rayonnants, l’activité économique demeure au ralenti. Le bâtiment de la banque commerciale congolaise tombé en désuétude et la station-service toujours en panne de carburant.

Coup de chapeau à Maouéné et Chardon Farell, ces deux sociétés de transports d’argent et Océan du Nord assurant la liaison entre Djambala et le reste du pays et d’autres transporteurs qui essaient de maintenir le rythme. Une autre réalité qui attire l’attention de tout touriste ou voyageur qui arrive pour la première fois à Djambala, c’est la prédominance du pain local sur le marché. Les boulangeries qui fabriquent ces pains sont parfois à ciel ouvert et les règles d’hygiène restent à désirer.

Les raisons de ce monopole demeurent inconnues, mais ce qui est sûr et certain le pain local est très prisé à Djambala, la seule question qui reste suspendue sur les lèvres, c’est celle de savoir si ces fabrications locales respectent les normes requises en la  matière ? Et pourquoi seulement le marché du pain, alors que d’autres secteurs comme l’alimentation,  l’hôtellerie ...sont ouverts à la concurrence ?

On dit toujours la diversité créée la richesse et les situations de monopole n’ont jamais boosté le développement d'un pays . Fermer le marché local du pain à la concurrence, c’est en quelque sorte retarder le décollage économique  de la localité lorsqu’on sait que dans les économies libérales, le prix est dicté par le comportement des produits sur le marché. Et souvent, la concurrence ouvre la voie à de nouvelles perspectives économiques avec à la clé de meilleurs rendements dans la production.

Les autorités locales sont plus qu’interpellées pour que le secteur du pain soit libéralisé afin que des opérateurs expatriés qui ont de l’expertise dans le domaine puissent implanter leurs entreprises ; ce qui générera à coup sûr de l’emploi à grande échelle avec pour impact considérable une diminution nette de l’exode rural.

L’exemple de Djambala devrait servir de leçons pour d’autres localités du pays qui continuent à fermer certains secteurs de la vie nationale à la concurrence. Tous les départements du Congo étant emmaillés des routes et des infrastructures, il est plus qu’évident  que les frontières du pays soient ouvertes pour que la libre circulation des biens et des personnes deviennent une réalité.