Les Kadhafi font de bonnes affaires à Djambala, capitale du département des plateaux. L’unique station-service appartenant à la Société Nationale des Pétroles du Congo (SNPC) placée en plein cœur de la capitale de la pomme de terre est toujours à sec. Une situation difficile pour les usagers qui sont obligés de parcourir 123 km, jusqu’ à Ngo,  pour se ravitailler en carburant .

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      Une vue partielle de la station-service de Djambala

Lors de la conférence participative de l’Initiative «  le Congo que nous Voulons » qui a eu lieu le 14 juillet 2018 à Djambala, la délégation brazzavilloise avait affrété un bus coaster pour faire le déplacement de la capitale de la pomme de terre.  Le jour de retour à Brazzaville, le chauffeur avait émis une inquiétude bien fondée, à savoir ne pas quitter les lieux à une heure tardive de la nuit pour qu’il n’y ait pas de difficultés d’approvisionnement en carburant. La station-service de Ngo, se trouvant à 123 km.

A la question de savoir pourquoi penser à la station de Ngo si éloignée, alors que celle de Djambala était si proche ? La réponse du chauffeur a été sans équivoque : cette station n’a jamais eu de carburant. Une réponse que d’aucuns a jugé superfétatoire, en raison des caprices dont font souvent montre les chauffeurs une fois  l’argent de la course empoché. Cette version de faits a été appuyée par des autochtones et d’autres chauffeurs en panne de carburants.

Et justement, c’est à la station-service de Ngo que tout le cortège de la délégation s’est approvisionné en carburant. L’exemple de la station-service de Djambala est aussi valable pour d’autres structures administratives construites pendant la municipalisation accélérée en 2013. Une triste réalité lorsqu’on sait que, Djambala est un grand carrefour desservi par de nombreuses sociétés de transports, à l’instar d’Océan du Nord et autres commerçants. Aussi, le transport local est-il dominé par des motos « Djakarta » qui nécessitent un approvisionnement en carburant pour leur fonctionnement.

Les raisons de cette panne sèche sont encore méconnues, mais selon certaines discrétions cette situation serait due à un manque de sérieux de la part des cadres et agents de la SNPC qui continuent à reléguer Djambala au second plan pour des raisons inavouées, alors que chaque cinq minutes un camion-citerne est visible dans les grandes artères de la capitale et de l’hinterland. Pourtant, le nouveau DG, Maixent Ominga, quia pris officiellement ses fonctiens le 9 mars 2018, a placé l’amélioration des conditions d’approvisionnement des produits pétroliers au coeur de ses priorités Il est donc abhérrant 4 mois après son installation sur le fauteuil de la SNPC que Djambala connaisse encore un manque criad de carburrant.

Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, les Kadhafi se frottent les mains et la spéculation va bon train. Une situation qui impacte sur le panier de la ménagère qui prend un coup à cause ticket de transport qui est revu à la hausse surtout par les propriétaires des taxis-motos et des autres transports locaux. Il n’est pas encourageant que  la bière locale telles la  primus, la Ngok, la 33, pour ne citer que celles-là, coûtent respectivement le prix de 750 frs CFA. Alors qu’à Oyo, ces bières locales reviennent au prix respectif de 500 à 600 frs CFA. 

A signaler que, Cinq années après les festivités marquant le 53 ème anniversaire de l’indépendance couplées à la municipalisation accélérée, Djambala connait un ralentissement économique considérable . Les pompes des stations-service sèches n’est que le reflet de cette situation économique morose avec certains établissements bancaires envahis par des touffes d’herbes et qui ont déjà mis la clé sous le paillasson.