La société congolaise du bois (SOCOBOIS) continue à hanter les esprits des Dolisiens et Dolisiennes, quelques mois après sa disparition. A la conférence participative de « L’Initiative le Congo que nous voulons », qui a eu lieu le 4 août dernier à Dolisie, des voix se sont levées pour faire l’apologie de ce modèle qui a fait vivre la ville de Dolisie, à l’époque, alors que c'est un modèle quine se limitait qu'à la première ou deuxième phase de transformation de bois qui n' a généré que 2000 emplois.

les grumiers de la route BZV-PNR

     La route Brazzaville-Pointe Noire matée par les grumiers

A Dolisie, 4ème étape de la conférence participative de « L’Initiative le Congo que nous voulons », l’un des axes de réflexions a porté sur «  la forêt et le développement. » Le débat qui s’en est suivi a été d’une richesse inestimable. Les interventions se sont surtout focalisées sur les goulots d’étranglement de l’exploitation forestière au Niari  et parmi les pistes de solutions proposées, les Dolisiens ont passé en revue le modèle SOCOBOIS qui achetait la production aux nationaux.

Selon certaines interventions, SOCOBOIS était  le model par excellence parce que, cette société est restée nationale et la mairie de Dolisie qui avait un parc à bois prélevait des taxes qui faisaient vivre la ville de l’or vert. Pour les Dolisiens et Dolisiennes, il faudrait que la forêt puisse être exploitée par les nationaux qui pourront revendre le bois aux usines qui sont installées sur place tout en pensant qu’il n’est pas normal que la même personne exploite, transporte et exporte le bois.

Les Dolisiens ont dit leur ras-le-bol sur l’exploitation actuelle du bois,  car la route nationale PNR-Dolisie est matée par les grumiers. «  Je suis exploitant forestier. Vous l’avez dit vous-mêmes, le CFCO que nous avons paralysé expressément entant que partie prenante, c’était plus rentable que de gaspiller la route avec les camions grumiers qui gaspillent la route à tout bout de champ », a rappelé Christophe Thickaya, un exploitant forestier.

Un autre Dolisien s’est interrogé si Dolisie pourrait-elle encore porter le nom de ville de transit «  si le bois lui survole, là où il se parquait, il ne se parque plus et contribue plus à la dégradation de la route Dolisie-PNR pour ne prendre que cette partie. » Et de poursuivre Pour le Congo de Demain, que nous voulons, nous avons besoin d’un modèle qui ferait plus que Socobois. « SOCOBOIS a existé et si nous sommes toujours nostalgiques de SOCOBOIS parce que cette société avait une dimension sociale qui a impressionné la population du Niari. »

 Selon le Docteur Makosso qui exposé sur la thématique liée à « la forêt et au développement », la SOCOBOIS n’avait pas une grande capacité de création d’emplois. « Les informations qui sont à ma disposition placent cette capacité autour de 2000 emplois, alors que la population de l’époque n’est plus la même aujourd’hui. » Pour étayer son argumentaire, il a rappelé que le taux de croissance démographique au Congo se situe en moyenne à 3,5 par an ? Est-ce qu’avec 2000 création d’emplois, SOCOBOIS aurait répondu de façon conséquente à la demande sociale dans le département du Niari et régler le problème de l’emploi. ? » s’est-il interrogé.

 Il a conclu que,  SOCOBOIS a pu répondre aux besoins qui consistaient à transformer 85 % de la production de bois, sauf que dans le model SOCOBOIS il n’y avait pas la valorisation de la chaine de valeur de bois. La transformation du Bois étant toujours limitée à la première ou deuxième phase.  « L’économie de gestion de la forêt que je propose, c’est un modèle qui passe à la quatrième phase de transformation du bois pour tirer la véritable valeur ajoutée du Bois. Il ne s’agira plus de créer 20000 emplois, mais 30000 emplois. »