La décision d'interdire formellement les kermesses ayant élu domicile dans des établissements scolaires  à Brazzaville est tombée, ce 28 août 2018, comme un coupéret. Elle est signée du ministre de l'enseignement  primaire, secondaire et de l'alphabétisation, Anatole collinet Makosso qui est déscendu personnellement sur le terrain pour mettre fin à ces " villages de fsitivaliers". D'aucuns jugent cette réaction inopportune , les établissements scolaires ayant déjà été pollués par les sanitaires qui laissaient à désirer.

 

La kermesse du CEG angola libre, après la mesure d'interdiction

  La kermesse du CEG Angola Libre, après la mesure d'interdiction

Mieux vaux tard que jamais , les cris des congolais ont été entendus par les pouvoirs publics. Dans les bus, les foula-foula, au marché, dans la rue et dans les arrêts de bus; la prolifération des kermesses était devenue un sujet qui faisaient couler beaucoup de salives. Leur proximité et les conditions hygiéniques déplorables ne manquaient pas d'attirer l'attention des uns et des autres. Le ministre  Anatole Collinet Makosso , qui est déscendu lui même sur le terrain a été clair et net : " Nous demandons à ces organisateurs de kermesse d’arrêter immédiatement ces activités dans les écoles. Nous avons plusieurs fois attiré leur attention, mais ils ne respectent aucune règle ! L’école n’est pas un lieu de dépravation, il s’exposent aux mesures prévues par la loi. » Une décision sage et courageuse, mais très tardive car arrivée presque à la fin de la date du 2 septembre prévue justement  pour la baisse des rideaux de ces activités lucratives d'après le protocole d'accord signé entre les promoteurs de ces kermesses et les vendeurs.

En réalité, c'est un non évènement car cette décision arrive au moment où les carottes ont été déjà presque cuittes. Interdire l'oranisation des kermesses à trois jours de leur ferméture dénote d'une certaine irresponsabilité de la part du patron de l'enseigenement primaire et secondaire, le mieux serait de laisser ces vendeurs finir leur contrat ,en bonne et due forme, au lieu de les brusquer mano militari ; alors que c'est depuis 2 mois et démi que ces " villages de festivaliers" ont élu domicile dans les enceintes des établissements scolaires de Brazzaville et surtout que les stands ont été achétés avec des sommes exorbitants. Le mesure  est salutaire, mais mal refléchie et c'est le même modus opérandi qui a été utilisé à l'endroit des pharmaciens de la rue qui ont été surpris le matin de voir leur commerces saccagés, sans autre forme de procès. La question que d'auccuns se posent est celle de savoir pourquoi dans  ce genre d'opérations, les services d'ordre ou les pouvoirs publics ne prennent pas le soin de sensibiliser d'abord avant de passer ensuite à l'action ?

Ces genre d'opérations qu'on peut qualifier de charme, on ne sait pour plaire à qui, ne peuvent pas garantir le climat de paix chèrement acquise, avec l'implication personnelle du président Denis Sassou N'guesso. Et puis lorsqu'on rappelle que " l'ecole n'est pas un lieu de dépravation..." , c'est faire le medecin après la mort . Même un enfant d'une année ne démentira pas ces congolais qui pensent que,  le ministre a fait une chose et son contraire. La décision du ministre serait appréciée favorablement si elle était intervenue au début de ces kermesses. Là au moins les établissements scolaires devraient garder leur virginité. Cette réaction de Collinet Makosso n' est qu'un  "coup d'épée dans l'eau" car intervenant au moment où les écoles sont polluées par des matières feccales et des urines par manque des sanitaires appropriés . Et alors qui va reparer tous ces préjudices causés à nos écoliers?

En tout cas, le ministre  Collinet est passé à côté de la plaque car ailleurs , comme à Kinshasa, l'interdiction des kermesses a fait l'objet d'un arrêté  ministériel; ce qui permet et a permis aux établissements scolaires dêtre à l'abri des promoteurs des kermesses pendant les vacances. Et ce qui est curieux c'est que l'on interdit les kermesses dans des établissements scolaires, mais dans des stades, des espaces administratifs, ces " villages des festivaliers" continuent à poursuivre leur bonhomme chemin et qui sait si cette mesure n'est valable que pour Brazzaville comme l'a été celle liée à l'interdiction de la vente des médicaments de la rue où dans les autres départements, autres que la capitale congolaise, ces "établissements de la mort "continuent à exister et exercer librement .

Le drame du Congo , c'est que les pouvoirs publics sont toujours dans la logique de la " charrue avant les boeufs". Ils aiment d'abord faire pourrir les situation avant de taper du poing sur la table. Cette facon de servir les congolais est plus que suicidaire et malhonnête. A Brazzaville, les établissements scolaires ont toujours été abandonnés à eux-mêmes . La plupart des clôtures de ces établissements sont entrecoupées pour l'érection d'un ou des  ngandas, des maisons de vente CD et autres supports audio dont les décibels , à longueur de journée, ne permettent pas aux apprenants de se concentrer dans les salles de classe .Il suffit d'observer le CEG Angola Libre, à Makélékélé sur l'avenue de l'OUA, pour s'en convaincre. Les antivaleurs qui gangrennent l'école congolaise, c'est cela aussi et là également le ministre Collinet Makosso est attendu au tournant. 

Comme on peut le constater aisement, le Congo est malade de ses cadres, ministres et autres autorités qui ont la charge de gérer la chose publique. Au moment où le président  Denis Sassou N'Guesso , ne cesse de faire reférence dans ses messages aux congolais à la lutte contre les antivaleurs ses collaborateurs les plus immediats continuent à gérer le flou et à laisser pendante certaines situations dont les effets impactent directement sur la vie et l'avenir des congolais. Pour l'école congolaise, le laxisme constaté a pour responsable premier ceux qui gèrent ce département qui ne prennent pas le soin à faire établir l'autorité de l'Etat  là ou elle est bafouée ou qui le font avec des états d'âmes. Cette mesure d'interdiction des kermesses dans les établissements scolaires ne doit pas être rangée dans les tiroirs après avoir fait ses preuves en 2018.  Le patron de l'enseignement primaire et secondaire doit désormais veiller aux grains pour que la loi soit respctée dans toute sa rigueur.