Les fêtes de fin d'année de 2018 se démarquent peu à peu de celles de 2017 et 2016. Dans les grandes salles de la capitale congolaise , tels le palais des congrès, l'auditorium du minstère des affaires étrangères et la salle de conférences de la préfecture de Brazzaville ..., les activités de bienfaisance et de partage sont de moins en moins visibles.

Don de miss Congo à l'orphélinat Yamba Ngai

  Don de Miss Congo à l'Hospice Paul Kamba de Poto-Poto ( Photo d'archives)

La morosité économique se ressent dans les ménages, les associations et les ONGs en ces périodes de fêtes de fin d'année. Si hier les journaux des médias audiovisuels étaient composés à 90% des activités liées à la remise des dons aux personnes deshéritées et du 3 ème âge, aux orphélins et aux enfants, cette année c'est le contraire qui semble s'observer et les redactions des chaînes de télé et de radio semblent être en stand bail. D'aucuns se demandent si ces personnes de bonne volonté ou bienfaitrices, de loin ou de près, trouvaient leur compte dans les caisses de l'Etat ou bien , les differents partenaires nationaux ou internationaux, qui venaient à leur rescousse, subissent aussi , de plein fouet, les méfaits de la rupture.

Finalement au Congo, les associations ne sont que les reflets de ceux qui les dirigent et si aujourd'hui nombreuses de celles-ci semblent mettre la clé sous le paillasson à une période aussi cruciale de l'année, cela donne à refléchir. Loin de se cacher derrière la rupture ou bien la morosité économique, ces organisations de l'humanitaire donnent à croire qu'elles ne vivent donc pas des cotisations de leurs membres respectifs ou des dons d'autres organisations soeurs.comme il est coché noir sur blanc sur leurs textes statutaires. Certainement, elles aussi avaient voie au chapitre du Trésor public. Sinon comment comprendre qu'aujourd'hui tout soit presqu'au point mort. Donc, ces étiquettes de " bienfaisance" de " solidarité" et de "générosité" collées à ces associations, ONGs, j'en passe, ne sont que de simples carapaces  qui cachent de vraies réalités.

Au regard de cette triste réalité, l'on peut aisement comprendre que ces associations  sont des antichambres du pouvor politique qui se cacheraient sous le label des organisations sociales ou de bienfaisances. Et lorqu'on scrute de près ces organisations de l'humanitaire au Congo, l'on est désagréablement surpris de voir à leur tête, soit l'épouse d'un grand responsable, soit son fils ou sa fille,soit la femme d'un député , d'un sénateur ou d'un ministre, d'un préfet, d'un administrateur-maire, etc. Les petits calculs rapidement faits, il est aujourd'hui clair de savoir d'où ces organisations tiraient leur chiffre d'affaire et le bâton magique qui leur permettait hier de ratisser large dans les cérémonies de remise de dons et des cadeaux, aux dépens des autres associations croupissant dans la précarité la plus totale sans pour autant bénéficier d'une quelconque subvention de l'Etat ou des partenaires privés. C'est l'occasion d'attirer l'attention des pouvoirs publics pour regarder de près ces associations  d'obiédience humanitaire qui écument l'ensembe du territoitre congolais et pourquoi pas ne pas penser à leur audite.

Ce qui est sûr et certain, la crise économique que connait le Congo  apparaît comme un mal necessaire; elle est venue mettre, en quelque sorte de l'ordre sur l'échiquier social congolais. Car ces associations, ONGs et autres personnalités de bienfaisance, tres actives pendant des fêtes de fin d'années avec des activités ronflantes, les unes s'apparentant à des meetings en salle, comprennent désormais la necessité et l'urgence d'être véritablement des entités  indépendantes pour pouvoir bénéficier de l'assistance internationale qui a pour mode d'accès la présentation d'un projet bien ficellé avec une plus-value sociale. Leur quasi absence sur le terrain actuellement dénote qu'elles ne sont pas aussi neutres comme on le croit. A l'instar des collectivités départementales et locales, elles se servent également dans la mangeoire nationale. Comme disait  Carl Gustav Jung " Les crises, les bouleversements et la maladie ne surgissent pas par hasard. Ils nous servent d’indicateurs pour rectifier une trajectoire, explorer de nouvelles orientations, expérimenter un autre chemin de vie."Que ceux qui oeuvrent dans l'humanitaire  prennent bonne note!