Outre le bruit des sirènes et les pleurs des familles endeuillées qui ne permettent pas aux élèves d'étudier dans les conditions idéales, l'ecole pilote de la Morgue de Brazzaville est victime d'un autre malheur : l'effondrement d'une partie de sa clôture. 

Ecole primaire pilote de la morgue municipale de BZV

  L'école pilote de la Morgue municipale de Brazzaville

L'école pilote de la Morgue municipale de Brazzaville n'offre plus de garanties sécuritaires et d'études à ses apprenants. Déja sascrifiée par des décibels , des sirènes et des pleurs des familles endeuillées, cette école primaire continue à subir la punition de la nature. Les pluies diluviennes tombées sur la ville de Brazzaville, ces derniers temps, n'ont pas épargné sa clôture et cela dans la grande indifférence des pouvoirs publics, des autorités locales ainsi que de la direction de l'école. Et depuis, un certain temps, les familles épleurées ainsi que les commerçants ont trouvé-là un lieu propice pour y déposer leurs urines et leurs matières feccales ainsi que les emballages et autres gadgets de leurs produits de vente. Une véritable poubelle est entrain de prendre corps au sein de cette école.

Ces enfants de la République n'ont que leurs yeux pour pleurer car abandonnés à leur triste sort. Qui va sauver l'ecole pilote de la Morgue municipale qui se meurt à petits feux? L'état de délabrement que présente actuellement cette école publique n'attire personne.L'impression qui se dégage est que, cette école ne semble pas faire partie de la cartographie scolaire de Brazzaville, pourtant certains grands cadres de ce pays, occupant actuellement de hautes fonctions dans l'appareil de l'Etat, y sont passés par-là. Même,  les personnes de bonne volonté qui passent par la route de la Morgue continuent  à fermer les yeux. Même le groupement associatif " Bana Congo" qui a déja fait ses preuves dans la réhabilitation de certains établissements scolaires dans la ville capitale continue à jouer à l'expectative. Même remarque pour les parents d'élèves qui continuent à dormir sous leurs laurriers.

Non, l'école pilote de la Morgue municipale mérite mieux et pourquoi ne pas la délocaliser ? L'éducation étant un droit fondamental de l'homme, il  est plus qu'abherrant que certains apprenants ne puissent pas bénéficier de meilleures conditions d'études . En attendant l'arrivée des grandes pluies, il est plus qu'impérieux de ténir le tarreau par les cornes pour que les élèves de cette école ne se sentent pas de nouveau léser . Malgré la présence d'un poste de sécurité publique érigée à l'entrée de cette école,il est à craindre des actes de vandalisme,  car la cour de cet établissement abrite un grand terrain de football où souvent des compétitions sportives sont organsées. A défaut, de réhabilitation du mur effondré, on peut pour un premier temps recourir à une solution provisoire, en attendant que les partenaires ou les pouvoirs publics mettent  la main à la poche, à l'instar des tôles ondulées pour que les enfants soient à l'abri du parfum urinaire et du désagrement causé par les matières feccales et les ordures de toutes sortes.

Nous attirons également l'attention du chef de l'établissement de l'école pilote de la Morgue municipale. L'état providence étant mort, qu'il ne reste pas bras croisés pour tout attendre du ciel. L'école est désormais envahie par des touffes d'herbes et cette tâche n'icombe pas aux pouvoirs publics. L'organisation des opérations "retroussons les manches ", c'est une tâche dévolue à l'établissement surtout avec la directive du premier ministre, Clément Mouamba, conssistant à mettre un coup de balaie ou de pelle chaque samedi pour assainir le cadre de vie des administrations publiques. Donc, il n'ya pas de raisons que,  cet établissement scolaire ne puisse pas répondre à cette directive hiérarchique. Les élèves, les enseignants, le personnels administratifs sont là interpellés. 

La situation d'abandon observée à l'école pilote de la Morgue Municipale est presque commune à toutes les écoles de Brazzaville. La plupart des maux décriés ont pour noms : manque criard de tables-blancs, pénuries des enseignants,  des écoles sans clôture et sanitaires,  problèmes d'électricité et d'eau, etc . Les mêmes maux produisant les mêmes effets, il est plus qu'urgent que le ministère de tutelle engage de vraies reformes sur l'école congolaise qui est malade à tout point de vue. Certainement, l'organisation des états généraux de l'école congolaise , tant souhaitée par tous les congolais, fera bouger les choses!