Après quatre années de calvaire, les élèves sinistrés du 4 mars 2012 qui ont vu le lycée de la Révolution et le collège Gampo Olilou volés en éclats à cause de la déflagration des munitions de guerre retrouvent leur école avec une nouvelle version totalement différente de la première. La coupure du ruban symbolique précédant l’ouverture des salles de classes a été faite par  le président Denis Sassou N’Guesso, ce 6 octobre 2017,  avant de s’entretenir avec la direction de l’établissement et ses agents.

DSC_5389

      Une vue partielle du complexe scolaire  Revolution-Gampo Olilou

Le 4 mars 2012 reste une date tragique pour le Congo et  l’école congolaise. Le lycée de la Révolution et le CEG Gampo Olilou, situés à l’épicentre de cette catastrophe, n’ont pu être épargnés et se sont trouvés hors d’usage. Une situation qui n’a pas été sans conséquences sur la scolarité des élèves des quartiers nord de Brazzaville qui faisaient leurs études dans ces établissements rspectifs qui n’étaient séparés que par  un mur de cloture.

Le tableau peint par le l’administrateur-maire de l’arrondissement-Ouénzé  montre que la catastrophe du  4 mars 2012 a été un grand drame pour l’école congolaise. En effet, pour ne pas laisser les élèves sans cadre d’étude, le président  de la République a fait construire dans certaines écoles de Brazzaville d’autres bâtiments pour accueillir les élèves sinistrés.

Cette solution palliative, pour Marcel Ganongo, s’est transformée en cauchemar suite à la cohabitation entre les  élèves sinistrés et les élèves propriétaires des lieux qui spovent tournait au drame et à la violence.  Il fallait donc parer au plus pressé et pour les élèves locataires, le mieux étaient, a souligné l’autorité municipale, de regagner leurs établissements scolaires en ruines, même sans tables blancs.

Grand motif de soulagement Pour Marcel Ganongo qui pense que « aujourd’hui, le soleil s’est levé et les élèves ont retrouvé leur école… » et pour le ministre de l’enseignement primaire et secondaire «  le pari est tenu » et que « Aucune comparaison n’est possible entre la première et la nouvelle version de ce lycée encore moins de ce collège. »

Tout en rêvant débaptiser ce joyau architectural de « complexe de la Renaissance ou pourquoi pas, de la Nouvelle République », Collinet Makosso a rendu un hommage mérité au président Denis Sassou N’Guesso, au nom de l’ensemble de la communauté éducative, en reconnaissance de tous les efforts qu’il ne cesse d’accomplir « afin de redonner des couleurs à notre système éducatif » avant de poursuivre  « ces efforts ne sont pas d’aujourd’hui. »

Denis Sassou N’Guesso est le dirigeant qui a plus investi dans l’éducation au Congo depuis la colonisation. Pour  le chef de département de l’enseignement primaire et secondaire, les chiffres et les ouvrages parlent d’eux-mêmes. il a souligne que, en 1979 lorsque Denis Sassou N’Guesso passe aux affaires, le Congo comptait 9 lycées pour les porter aujourd’hui à 57 dont 6 à peine construits entre 1992 et 1997.  De 44 nouveaux collèges crées en 1980, renchéri le ministre, le nombre est passé à 312 collèges publics, alors que le pays n’en possédait que moins d’une dizaine à l’indépendance.

Les caractéristiques techniques de l'ouvrage présentées par le ministre de l'aménagement, de l'équipement du territoire et des grands travaux, Jean Jacques Bouya, montrent que ce chantier démarré en 2013 a duré 31 mois pour un coût de 27 milliards 674 millions 618 francs CFA pour les infrastructures et 3 milliards 811 milliards 309 milles 413 francs CFA pour la mise en norme du gymnase et les équipements.

A noter que le complexe Révolution-Gampo Olilou a une histoire. Au début des années 70, les élèves de Brazzaville nord  admis au Brevet d’études moyennes générales (BEMG) étaient orientés au lycée Patrice Lumumba pour poursuivre leur cycle, car c’était l’unique possibilité d’aller à la conquête du Baccalauréat.  La création en 1975 du lycée de la Révolution qui se juxtaposait avec le CEG Gampo Olilou est venue corriger cette lacune. Ce qui fait que la plupart des cadres de Brazzaville nord soient passés par le lycée de la Révolution.