La triste réalité  que présente la gare CFCO Brazzaville, quatre mois après la reprise du trafic interrompu depuis  2016, laisse croire que le poumon de l'économie congolaise n'est pas encore sorti de son coma. 

gare CFCO

La gare du CFCO, 4 mois après la reprise du trafic

La réouverture du trafic ferroviaire depuis le 28 novemvre 2018, presque deux ans après son intérruption, ne s'est pas accompagnée, en douceur de l'amélioration des conditions de travail. Le train, certes, a commencé à siffler, mais de nombreux problèmes demeurent encore et lorsqu'on observe la gare CFCO dans son état actuel, on a l'impression que les esprits de sa hierarchie sont ailleurs.

Pourtant chaque samedi de fin du mois, le premier ministre a lancé une opération " retroussons les manches", mais qui ne semble pas avoir du répondant à la gare du CFCO qui , actuellement, se trouve dans un état d'insalubrité total. Les touffes d'herbes font désormais force de loi  et certains wagons commencent à subir son diktat et certains rails impuissants sont désormais pris en otage par cette verdure en furie qui ramassse tout sur son passage.

Du côté de l'arrêt de bus, situé au contre-rail, les usagers et les vendeurs, faute de service de sécurité, se frottent les mains pour y déverser les matières feccales, les urines et les restes des produits de vente. A des heures de pointe, les mains des usagers, pour la plupart, sont ramenés au niveau du nez pour lutter contre le parfum désagréable qui embaume cette place publique.

La gare du CFCO ressemble à un enfant abandonné et cette triste réalité observée donne l'impression que cette entreprise est en panne de leadership et que les ouvriers n'existent plus, eux qui devraient s'occuper des tâches physiques quotidiennes et surtout de la propriété. Et là aussi, c'est le président Denis Sassou N'Guesso qui doit tirer sur la sonnette d'alarme? Le ministre de tutelle et ses collaborateurs n'ont-ils plus des yeux pour voir? Non, trop, c'est trop. Même les députés où sont-ils pour interpeller ceux qui ont la charge de gérer cette entreprise, l'un des poumons de l'économie congolaise.

Actuellement à Brazzaville, la société"Averda" est en train de faire ses preuves dans le cadre de la salubrité. Pourquoi, le CFCO ne pourrait-il pas travailler en partenariat avec elle pour rendre vivable le site de la gare ferroviaire qui ressemble désormais à une savane?  Pas plus que la semaine passée, une jeune fille s'est vue ravir son téléphone portable à l'arrêt de bus du contre-rail et les voleurs ont disparu dans cette nature. 

Après la reprise du trafic, le CFCO doit retrouver ses lettres de noblesse et la sa gare de Brazzaville surtout devrait rayonner avec éclat surtout en cette phase de concurrence où les transports carossables semblent prendre le dessus sur le rail. En clair, le CFCO doit lever des options pour sortir de son piteux état pour qu'il attire davantage les congolais. Le mieux serait de mettre d'abord la toilette dans son site sinon les mêmes causes produiront les mêmes effets , ce qui risquerait davantage décourager les voyageurs qui ont toujours gardé de mauvais souvenirs des voyages marathon sur train.