A bord du bateau de plaisance " Pegase", une soixantaine de touristes congolais et étrangers ont effectué, le 10 aout dernier,  une ballade sur le fleuve Congo avec pour point de chute l'ile Faignond. Cette visite touristique n'a pas comblé les attentes des uns et des autres, en raison des difficultés d'accès à ce patrimoine culturel qui perd ses charmes et son pitoresque de jour en jour.

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                        Le site touristique Faignond ( Photo Lawilla)

Avec un réseau hydrographique immensement riche, une flore et une faune irreprochables et une unité morphologique plurielle et diverse, le Congo offre des potentialités non négligeable en matière touristique. En dehors de la cote sauvage sur l'oéan atlantique à Pointe-Noire,  le fleuve Congo à Brazzaville a créer en son sein des espaces de terre ferme qui attire de plus en plus de touristes surtout la journée du dimanche. Et parmi ces sites ou espaces culturels figurent en bonne place l'ile faignond, à près d'une heure de navigation sur les eaux du majestueux fleuve Congo en quittant le lieu d'embarquement " Mami Wata", a quelques encablures de l'hotel Mbamou Palace en chantier.

En raison de la période d'étiage qu connait le fleuve Congo, le bateau de plaisance" Pegase" n'a pu atteindre les berges de l'ile Faignond. Mais de loin, chaque touriste à bord a pu se forger une opinion sur ce site touristique qui ne vit presque pas. En dehors de la maison en forme de pilotis en briques cuittes et de quelques arbres fruitiers encore existant, plus rien qui ne puisse attirer le public. Aucune commodité pour rendre cet espace attrayant, pitoresque et charmant. Pourtant, ce cadre chaque week end fait l'objet de visite touristique, d'excursion et d'autres activités associatives. A l'instar du papier de toilette , ce site est remercié en monnaie de singe. Les bouteilles de vin importé, les emballages et les restes des repas sont laissés à la traine, comme si cet espace était une poubelle.

Présentant parfois l'aspect d'un village abandonné, l'ile Faignond n'a jamais fait l'objet d'une attention particulière de la art des pouvoirs publics. Aujourd'hui, ce lieu n'est fréquentable que par de petites vedettes, ce qui réduit la grande mobilité des touristes visiteurs. Sans pourtant s'interesser à la structure qui est chargée de gerer ce site, une chose est vrai que l'ile Faignond est entrain de mourir à petit feu par manque d'initiatives, de passion pour la nature et de réelle vonlonté de créer de la richesse pour renflouer les caisses de l'Etat. Le département du tourisme est par là interpellé, car ne créeons aucune condition pour sortir cet espace de son enclavement.

Le tourisme étant devenu une grande industrie ,des pays comme le sénégal, le Maroc et le Kenya ont su tirer leur épingle du jeu pour en faire le secteur primordial qui contribue le plus à leur PIB. Un secteur malheureusement qui demeure toujours un parent pauvre au Congo qui, pourtant, est doté  d'énomes potentialités en la matière. D'aucuns se demandent s'il existe au Congo une carte touristique. Or, en meme temps qu'on accorde de l'attention à l'hotellerie, à la restauration, le département du tourisme devrait, en meme temps, jété son dévolu sur les sites touristiques en leur dotant une personnalité  morale et juridique. à l'instar du complexe touristique de Kintélé, le site touristique d'Elonda et l'espace Mballet pour ne citer que ceux-là.