Décès d’une veille femme, cinq blessés graves,  dix neuf maisons écroulées...tel est le bilan du vent violent qui a soufflé dans la ville d'Epena,à 85 km au sud d'Impfondo,au nord du Congo, le 5 février 2018 aux environs de 17h30. Cinq jours après ce sinistre,  la réaction du gouvernement tarde toujours à venir. 

vent violent a Epena

La ville d'Epena sinsistrée après le passage du vent violent (photo  groupe Congomédias.com)

Le gouvernement congolais  a toujours fait preuve de pragmatique dans les différents sinistres auxquels le pays fait face. Si depuis cinq jours, aucune réaction n' a été enregistrée, certainement un plan d'urgence est entrain d'être mis sur pied pourvenir en aide à la population sinistrée par le vent violent. Comme, c'est le cas en décembre 2017 où les membres du gouvernement, conduits par le Premier ministre, Clément Mouamba, ainsi que les représentants de quelques agences du système des Nations unies avaient visité certains quartiers de la commune d’Impfondo victimes des pluies diluviennes ayant causé des dégats importants : environ cinq mille personnes issues de mille ménages  sinistrées et près de deux cent cinquante maisons détruites et quatre cent vingt-trois inondées...

Face au sinistre du 5 février dernier, les autorités locales ont mise en place un comité de crise dirigé par le Sous préfet Daniel NGATSE et quelques actions de secours d’urgence ont été menées avec les moyens du bord. Ces actions ont consisté en l’identification de maisons pour reloger les sinistrés, l’évacuation des arbres qui jonchaient les rues. Il est important de signaler qu’en l’absence d’un plan de gestion des catastrophes, la Caritas diocésaine d’Impfondo est allée au secours des sinistrés d’Epéna. La mission a été conduite par son Secrétaire général Jean Barthélémy TCHIBINDA qui a remis  un lot de produits de première nécessité composé de sceaux en plastique , de vêtements , de savons, de moustiquaires imprégnées d’insecticide .Les sinistrés abordés disent attendre la réaction du gouvernement.

Après le passage de ce vent violent qui a tout ravagé sur son passage, des spéculations vont bon train. Beaucoup d’habitants d’Epéna s’accordent à dire que la ville manque cruellement d’arbres aux abords pour servir de brise-vent. Une ville qui présente une image désolante surtout dans les quartiers Elenda et Mouménguele qui sont les plus touchés. En effet dix des dix neuf maisons écroulées sont dans ces deux quartiers et quatre vingt quatre toitures ont été emportées dans ces quartiers. La société nationale d’électricité s’emploie à remettre en état le réseau de distribution.

A noter qu' aucune explication n’a été fournie sur l’origine de ce vent que certains considèrent comme mystique à Epéna soutenant que des lieux interdits auraient pu être touchés par de personne s mal intentionnées. Ce n’est pas la première fois que la ville d'Epéna connaisse ce genre de catastrophe . L'on se souviendra qu' en 2003 un vent avait soufflé sur cette ville mais n’avait pas fait autant de dégâts que celui du 5 février 2018.