La route nationale numéro 2, Brazzaville-Ouesso, a encore tué le 10 mars dernier. Une femme a perdu sa vie suite à un accident de circulation ou un gros véhicule, en provenance de Bétou, a fait tonneau à «  Ekoti Ya Monseigneur » à quelques encablures du pont de la Léfini. Les usagers pointent du doigt le manque de signalisation de cette route contrairement à la route nationale numéro un.

accident de circulation Ekoti ya Monseigneur

  Une vue des dégats matériels de l'accident à"Ekoti ya Monseigneur"

Une femme à bord tuée, le chauffeur dans un état grave et deux rescapés, le véhicule complètement endommagé et des sacs de foufou abimés ; c’est le bilan de l’accident de circulation qui a eu lieu  à « Ekoti ya Monseigneur. »

Selon l’aide chauffeur, Ali, l’accident a été causé par la défectuosité du système de freinage et au niveau du virage, le véhicule surchargé de 680 sacs de foufou a fini sa course dans le ravin en faisant tonneau.

Le chauffeur du véhicule remorque, venu à la rescousse des accidentés, qui a requis l’anonymat, n’a pas eu la langue dans sa poche. « Je me plains beaucoup de la route nationale numéro 2. Cette route, contrairement à la route nationale numero1, n’a pas de panneau de signalisation et on assiste chaque jour à des accidents . La présence de beaucoup d’épaves de véhicule dans le petit ravin, est une preuve palpable » a-t ‘il expliqué avant d’ajouter « Comment comprendre au niveau de Ekoti ya Monseigneur où il ya un virage serré qu’il n’yait aucun panneau…Que les pouvoirs publics prennent leur responsabilité. »

Le même avis est partagé par un autre chauffeur de passage qui a pensé que, les accidents à cette partie de la route seraient provoqués par le manque de panneau de signalisation. Tous ceux qui ne connaissent pas bien cette partie de la route, a -t'il indiqué, ont tendance à gravir la montagne à vive allure, mais ils sont surpris brusquement par la fin de la montée qui ne fait que quelques mètres et le temps d’amorcer la descente qui débute par un virage, il est très difficile de s’en sortir surtout si le véhicule est chargé. Pour lui, c’est la partie la plus dangereuse de la Route nationale numéro 2, a conclu ce chauffeur.

Ce lieu réputé dangereux a déjà fait de nombreuses victimes et au moins une vingtaine de carcasses de véhicules jonchent le petit ravin. Les pouvoirs publics sont là interpellés.

L’autre handicap auxquels font face les usagers, c’est son état de dégradation avancé dans certaines parties. Si au niveau du village Oyomfoula, les engins sont à pied d’œuvre pour colmater les brèches, dans d’autres parties, c’est un véritable chemin de la croix.

L’impression qui se dégage est que cette route serait abandonnée à son triste sort et d’aucuns s’interrogent à quoi serviraient les stations de péage si  la route continue à garder son état piteux. La route étant facteur de développement, il est plus qu’impérieux de mettre la main à la poche pour que la RN 2 retrouve ses lettres de noblesse. Sinon, elle continuera à être un mouroir.