Une érosion d'origine hydrique ménace sérieusement le quartier "Lac Bleu-Ngampoko" à Mayanga, dans le 8ème arrondissement de Brazzaville. Les propriétaires des parcelles menacés essaient  de prendre certaines initiatives pour stopper son évolution, mais leurs efforts sont loin d'apporter la solution idéale .

l'érosion de Ngampoko

L'érosion du quartier "Lac Bleu-Ngampoko"

Des carcasses de voiture, des ordures ménagère, des sacs de ciments remplis de sol et le planting de bambous ; toutes ces initiatives prises par la population de "Lac bleu-Ngampoko" pour stopper net l'érosion du sol jusqu'aujourd'hui ne donnent pas encore des resultats escomptés. Les petites pluies qui ont arrosé Brazzaville ces derniers jours sont venues empirées la situation et déjà les habitants les plus proches du lit de l'érosion ont  plié bagage, même les travaux de construction proche de l'érosion ont été suspendus.

A l'allure où évolue cette érosion, il n'est pas exclu, en raison de la nature du sol,un sol sablonneux, que nombreuses parcelles, ne disparaissent de la carte de Mayanga. Ce qui est surprenant , c'est que les efforts des populations ne sont pas relayés par les pouvoirs publics. Certainement, on attend des morts et d'importants dégats matériels pour pouvoir, peut-être lever les grandes options. Sauf que les moyens ne sont toujours pas disponibles lorsque les érosions atteignent des proportions inquiétantes. D'où donc la necessité de ténir le taurreau par les cornes pour que  le quartier"Lac-Bleu-Ngampoko" ne vivent pas les mêmes cauchemars que ceux de Ngamakosso et de Massengo respectivement dans l'arrondissement 6 Talangai  et 9 Djiri où les poches d'érosion continuent à causer des désolations au sein de la population.

Les associations, les ONG, les députés et conseillers et les hommes de bonne volonté sont là interpellés. C'est le moment de conjuguer tous le efforts pour arriver à bout de cette érosion qui évolue à un rythme vertigineux . En attendant l'arrivée des grandes pluies des actions de sensibilisation et d'information doivent être entreprises pour créer une synergie autour de cette érosion. D'après certaines indiscrétions, depuis que cette érosion a pris corps dans ce quartier aucune autorité de place, ni même les chefs de délégations spéciales, ont pris le courage d'aller toucher la réalité du doigt. Tout le monde essaie de s'en foutre comme si de rien n'était, alors que le danger est imminent.

De son côté, la population également , en dehors de quelques initiatives prises, devraient former un front commun contre ce phénomène d'érosion par des mesures beaucoup plus pratiques., à savor ne pas construre anarchiquement,bien observer les plans d'urbanisme et éviter des lotissements dans de terrains jugés impropres à l'habitation.. A l'instar de nouveaux quartiers de Brazzaville, au  " Lac-Bleu-Ngampoko", les propriétaires terriens vendent tout, même les avenues et les rues tracées par les pouvoirs publics sont occupées par des habitations; ce qui est une dure équation pour les autorités locales car des difficultés s'imposent pour l'erection ds voies de conduits d'eau, des cannalisations et autres éléments struturants de ce nouveau quartier.

Certes, le budget de l'Etat de l'exercice en cours comporte une ligne budgétaire de plus d'un milliard de Fcfa consacrée à l'aménagement des ravinements dans les deux plus grandes villes du Congo que sont Brazzaville et Pointe-Noire, mais ce n'est pas un motif pour que les habitants croisent les bras pour tout attendre du ciel. L'action des pouvoirs publics doit être relayée surtout par les jeunes par des appels à la mobilisation surtout dans le cadre de l'assainissement au moyen des journées citoyennes de "retroussons les manches", de planting à grande echelle des bambous pour la stabilisation des sols dans ses parties érodées. Aussi, des actions de sensibilisation doivent-elles être de rigeur en ce qui concerne le destruction de la biodiversité .

A noter que,le gouvernement congolais a lancé, en juillet 2011, un projet de lutte contre les érosions, glissements de terrain et autres phénomènes naturels dus à l'occupation anarchique des terres intitulé « Aménagement des bassins versants et stratégies de lutte contre l'érosion hydrique à Brazzaville », ce projet a été mis en œuvre et vise un aménagement intégré durable des terres urbaines et périurbaines de la ville. Mais les résultats, à ce jour, ne sont toujours pas palpables.