Pallier turbine 1 noyé,  cellules de 10 kv et  tableaux de bord endommagés...telles sont les dégradations que les techniciens déplorent qui ont paralysé le fonctionnement du barrage d'Imboulou qui est en arrêt momentanné depuis le 10 décembre dernier. Un doigt accusateur est pointé à l'endroit des pluies diluviennes que le département des Plateaux à connu ces derners temps provoquant une surtension sur la ligne qui relie le barrage hydroélectrique au transformateur Très  Haute Tension (T.H.T.) de Ngo.

 

une vue du barrage hydroélectrique d'Imboulou

Une vue du barrage hydroélectrique d'Imboulou

Avec une capacité de production de 120 MW, le barrage hydroélectrique d'Imboulou est actuellement sous perfusion. Selon les techniciens, les pluies  abondantes de ces derniers temps ont provoqué une surtension atmosphérique sur la ligne qui relie le barrage  hydroélctrique d'Imboulou, dans le département des Plateaux au transformateur Très Haute Tension (T.H.T.) . Suite à cette avarie, ce barrage a subi des dégâts plus importants qui ont contraint les techniciens d'arrêter complètement les groupes installés pour produire de l'électricité, d'autant plus que le pallier turbine 1 a été noyé endommageant des cellules 10 KVA et les tableaux de bord du barrage d'Imboulou.

En attendant la remise en l'état du barrage d'Imboulou, les villages du Pole nord qui y sont connectés resteront sans électricité, aussi longtemps que la panne ne sera reparée.De l'avis des techniciens, ces surtensions sur les lignes sont fréquentes, surtout en saison de pluie. Mais, il ne faut pas se voiler la face, car ce barrage , sept ans après son inauguration, n'a jamais fait l'objet d'une révision. Or, dans le cahier des charges, il était prévu que, cinq ans après le fonctionnement sans discontinuer, le barrage devait subir un contrôle technique. Malheureusement, celui-ci n' a jamais fait l'objet d'une quelconque maintenance. A ces faiblesses organiques, on pourrait ajouter les effets induits par les comportements inciviques des concitoyens (vol de câbles, piratage des lignes ...) et par l’urbanisation rapide et incontrôlée des villes ainsi qu' à la démographie galopante .

 Certes, il ya eu de l'eau dans les turbines, à en croire les techniciens, mais une eau qui sera évacuée grâce à des motopompes. Une opération qui est aussi facile comme bonjour, rassurent-ils. Des sources bien indiquées affirment que le barrage de Moukoukoulou, dans le département de la Bouénza, après avoir  été totalement  réhabilité dans les années 2003, n'est pas aussi totalement au point faute de revision .Présentement sa capacité de 75 MW suffit juste pour satisfaire les besoins en électricité de ce département et de celui de la Lekoumou son voisin le plus proche..

 Actuellement, le Congo fonde tous ses espoirs sur la Centrale électrique de Djeno dont le cahier de charges est respecté à la lettre. Cette Centrale sera renforcée d'une nouvelle turbine d'une capacité de 165 MW qui est entrain d'être installée. Les travaux prendront fin en juillet 2019, selon les techniciens.  A Côte Matève, banlieue sud de Pointe-Noire, capitale économique du Congo (sud), les torchères de cette Centrale électrique à gaz brûlent 24 heures sur 24 . Pourtant malgré les 350 mégawatts par an, une partie des habitants de la zone n’a pas de lumière. Après donc l'arrêt momentanné du barrage d'Imboulou, le courant qu'alimente présentement la partie septentrionale du Congo vient de cette Centrale à gaz de Djeno . 

Outre le barrage du Djoué construit en 1951 et mis hors d'usage par l'ensablement, le Congo  dispose présentement de trois barrages hydroélectriques, à savoir le barrage hydro-électrique de Moukoukoulou, construit en 1978,  la Centrale à gaz de Djeno construit et mis en service respectivement en décembre 2002 et en décembre 2008 et le barrage de Liouesso dans le département de la Sangha inauguré en 2017, soit que 25 pour cent des besoins énergétiques du pays. Bien qu'environ 40 mégawatts supplémentaires soient quotidiennement importés du barrage hydro-électrique d'Inga, situé en République Démocratique du Congo, le pays souffre encore d'un déficit énergétique énorme ; c'est pourquoi toutes ces unités de production ou presque passent aux yeux des populations pour des monuments qu’on peut admirer mais sans pour autant combler leur attente.

Comme on peut le constater aisement, l'arrêt momentanné du barrage hydroélectrique d'Imboulou vient encore noircir le tabeau sombre de fourniture d'électricité au Congo qui connait depuis le mois d'octobre passé des délestages chroniques , avec un reccord jamais connu ,  pour des raisons soit disant de maintenance de deux turbines de la Centrale à gaz de Pointe-Noire . A l'instar des villes de Brazzaville et de Pointe-Noire, frappées par le plan d'austérité électrique, les grandes villes du nord enboîteront également le pas et il n'est pas exclu que, dans les villes connectées  au barrage hydroélectrique d'imboulou, à l'instar d'Oyo,  les ménages, les services, les entreprises manquent de l'électricité des journées et des semaines entières. Ce qui, de loin ou de près,  sera fatal pour les PME et PMI qui risqueront de voir baissé leur chiffre d'affaire. 

A noter que, le barrage hydroélectrique d'Imboulou,  construit sur le cours inférieur la rivière Léfini à 14 km de sa jonction avec le fleuve Congo à la charnière des départements  du Pool et des Plateaux, a été inauguré, le 7 mai 2011, par le président Denis Sassou N'Guesso. Les travaux de construction ont été confiés à la société chinoise China Machinery Engineering  Corporation (CMEC). D'un coût global de 370 millions de dollars  (site internet  JA du 6 janvier 2012),  ce barrage devrait doubler la production électrique nationale, sortir de la nuit une partie du pays et rendre possibles plusieurs projets de transformation de bois.